Ce projet a porté sur l’analyse de l’usage effectif des protections solaires dans les bureaux, et sur l’impact au niveau du potentiel d’utilisation de la lumière du jour à l’intérieur des locaux. La première partie du projet a permis d’observer, pour 4 bâtiments administratifs, l’usage réel des protections solaires lorsque la commande n’est pas automatisée (webcams en service du 01-02-2013 au 31-01-2014, sur 125 ouvertures, soit plus de 500'000 positions de stores analysées). L’information principale est que les protections solaires sont très peu et très mal utilisées (moins de 2 mouvements par stores / semaine) quelle que soit l’orientation ou la saison. La conséquence de cette mauvaise utilisation est que la contribution de la lumière naturelle est loin d’être optimisée. La deuxième partie du projet a porté sur la simulation de la contribution effective de la lumière du jour dans chacun des locaux observés (Simulations DIAL+/Radiance). Ceci nous a permis de comparer les résultats avec ceux qui auraient été atteints avec une régulation automatisée de la position des stores. Les résultats de ces simulations ont ensuite été utilisés pour estimer la consommation d’électricité liée à l’éclairage. Ces travaux montrent que les gains énergétiques associés à l’automatisation des stores peuvent atteindre plusieurs de kWh/m2 par local et par an. La comparaison avec le mode de calcul de la Norme 380/4 actuelle montre que celle-ci sous-estime largement le potentiel lié à l’automatisation des protections solaires et surestime par ailleurs les effets de certains automatismes sur la commande de l’éclairage artificiel. La conclusion principale de cette étude est que la mise en œuvre d’automatismes de stores permet d’augmenter sensiblement le nombre d’heures pendant lesquelles le recours à l’éclairage artificiel n’est pas nécessaire, tout en préservant le confort visuel et la liberté de choix des utilisateurs. L’autre conclusion est que la Norme devrait davantage favoriser l’utilisation de la lumière du jour en imposant des objectifs spécifiques sur cette thématique.