Abstract
(Französisch)
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Le programme a été conclu par la rédaction du rapport final, coordonnée par Mme Sara Fovargue, de la Faculté de droit de l'Université de Manchester. Ce texte (qui se présentera sous la forme d'un ouvrage rédigé de façon unitaire plutôt que sous la forme d'une collection disparate de contributions) fait le point de façon très approfondie sur la panoplie de choix nouveaux en matière de procréation que le progrès biomédical rend en principe accessibles aux Européens d'aujourd'hui. Ces choix concernent à la fois le contrôle de la fertilité et les moyens d'obvier à l'infertilité, tels par exemple la fécondation in vitro, qui a connu des progrès techniques spectaculaires ces dernières années. Ces choix incluent aussi des modalités nouvelles de l'analyse génétique comme le diagnostic préimplantatoire, qui nécessite de reprendre à nouveaux frais la question des interventions technologiques dans la constitution génétique d'enfants futurs. Les développement présents et futurs des technologies de la procréation sont analysés sous l'angle de l'implication et des responsabilités des différents acteurs : parents, professionnels de la santé, responsables de santé publique, législateur, et enfin les enfants eux-mêmes, présents au moins virtuellement derrière la notion de « bien de l'enfant ». La diversité culturelle européenne se reflète dans des prises de position très disparates, par exemple sur le statut de l'embryon, ainsi que des règles de droit très contrastées. L'ouvrage fait une inventaire très complet des positions en présence. Cependant, il plus loin que les analyses classiques dans ce domaine en cherchant à comprendre comment différentes nations européennes ont conceptualisé le débat lui-même, souvent de façon difficilement comparable : « Too little attention, within the debate in society, has focused on what sorts of issues ought to be reflected on. The pressure on lawyers to produce immediate answers (…) has inhibited the process of considering the impact of both the new technology and new laws on society. The impulse for ethicists to provide an answer « right or wrong » has impaired the process of reflection. ». Ces analyses approfondies qui, plus que la littérature classique sur le sujet, prennent en compte les réflexions de l'anthropologie et des sciences sociales, seront très utiles à la mise en place de politique publiques « de deuxième génération » dans ce domaine. En effet les politiques « de première génération » (qui, en Suisse incluent la nouvelle LPMA) ne saurait constituer le mot de la fin dans un contexte où la science-fiction d'aujourd'hui pourrait devenir le quotidien médical de demain.
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