Les corneilles peuvent causer des pertes économiques importantes lors des semis de maïs ou de tournesol au printemps. La station phytosanitaire du canton de Vaud recense chaque année les surfaces annoncées comme ayant subies des dégâts lors des semis. Depuis 2022, ce sont chaque année entre 100ha et 200ha, tant pour les cultures de maïs que de tournesol, qui sont annoncées. A l’heure actuelle, seul un produit est encore homologué en Europe jusqu’au 31 janvier 2027 pour protéger les semences de maïs. Des alternatives à la lutte doivent être urgemment développées d’ici à son retrait.
Pour atteindre une protection suffisamment efficace, il est nécessaire d’envisager des stratégies qui intègrent plusieurs mesures. L’effarouchement et la dissuasion des individus sont notamment des mesures non-léthales qui peuvent apporter des solutions pratiques intéressantes pour les exploitants agricoles. La difficulté avec les moyens actuels d’effarouchements optiques (ballon, épouvantail, etc.) est que les corneilles sont connues pour leur grandes capacités d’accoutumance. De fait ces mesures n’ont pas un effet suffisant tout au long de la période de germination jusqu’à la sortie de la période sensible de végétation. Elles nécessitent de renouveler ou adapter les moyens d’effarouchement pendant plusieurs jours après les semis ce qui implique un investissement en ressources important pour les exploitants.