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Unité de recherche
OFEV
Numéro de projet
UTF 762.12.25
Titre du projet
Validation d’une technologie de bioremédiation bactérienne de sites pollués par les PFAS

Textes relatifs à ce projet

 AllemandFrançaisItalienAnglais
Mots-clé
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Description succincte
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Résultats selon le contrat
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Objectifs du projet
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Textes saisis


CatégorieTexte
Mots-clé
(Français)
PFAS, Pollution chimique industrielle, Microfluidique et robotique, cultivation, Assainissement biologique, bactéries dégradantes, assainissement des sols, eau souterraine, Compagnie Industrielle de Monthey SA (CIMO)
Description succincte
(Français)

La contamination du sol, de l'eau et des lixiviats de décharges par les PFAS est un problème majeur en raison de leur présence ubiquitaire, de leur utilisation répandue, de leur diversité chimique et de leurpersistance. Les solutions physiques et chimiques sont coûteuses, souvent applicables uniquement ex situ et pour de petites quantités, tandis que les solutions biologiques en sont encore à leurs balbutiements. Le présent projet prévoit une étude de faisabilité et la préparation d’un pilote sur site pour tester l’application des solutions bactériennes développées par CellX Biosolutions pour la dépollution d’un site contaminé par les PFAS provenant de mousses incendies, géré par la Compagnie Industrielle de Monthey SA (CIMO).

CellX est un spin-off de l’EPFZ qui crée des solutions bactériologiques pour un traitement efficace et ciblé de la pollution chimique industrielle. Grâce à une technologie microfluidique et robotique qui a été développée à l'EPFZ, des bactéries spécialisées dans la dégradation de certains produits chimiques peuvent être attirées et capturées (dégradeurs bactériens). Ce dispositif microfluidique agit comme un tamis sélectif pour les bactéries. Plusieurs de ces dispositifs sont fixés dans un réceptacle étanche. Insérés dans une enceinte de déploiement robotique personnalisée ils sont déployés dans des environnements aqueux pollués (lacs, rivières, profondeurs de l’océan, stations d’épuration, égouts) c’est-à-dire dans des zones d’échantillonnage où les bactéries ont été naturellement exposées au polluant-cible pendant plusieurs années. Ensuite ces bactéries sont cultivées au laboratoire dans des volumes plus importants, tout en les exposant de manière répétée au polluant-cible qui sert de principale source de nutriments. La technologie a déjà été testée sur le terrain dans divers environnements en Europe et aux États-Unis. De cette manière 40 souches individuelles capables de se développer sur des molécules de PFAS, et ainsi de les dégrader, ont été isolées.

Le projet est divisé en trois phases principales : 1) L’identification de bactéries capables de dégrader des PFAS polluant le site de CIMO, en utilisant à la fois des bactéries déjà isolées et les bactéries nouvellement échantillonnées trouvées sur le site de CIMO. 2) La quantification des capacités de biodégradation de ces bactéries et la sélection de la combinaison des dégradeurs bactériens les plus performantes, qui ensemble couvrent un large spectre de types de PFAS. 3) Test en laboratoire des bactéries sélectionnées sur les échantillons contaminés fournis par CIMO et l’élaboration d’un plan pour un test sur site à la suite du projet. Pendant le projet, la technologie devrait passer d’un Technology Readiness Level (TRL) de 3 - 4 à 5 – 6 à la fin du projet.

Le business-modèle prévoit dans un premier temps de co-développer et de commercialiser directement la solution développée auprès des premiers clients, tout en externalisant la production de bactéries à grande échelle. Dans un second temps, il est envisagé de concéder en licence les bactéries de CellX à de grandes entreprises de traitement et d'assainissement des eaux usées afin d'atteindre des clients dans le monde entier.

Résultats selon le contrat
(Français)
  1. Découverte et optimisation de dégradeurs bactériens : Des dégradeurs bactériens déjà existantes sont choisis selon leur taux de dégradation de PFAS. Au moins deux campagnes d’échantillonnage sur le site de CIMO et un site contaminé supplémentaire ont été menées et des dégradeurs bactériens à haut potentiel de biodégradation sont identifiées. Jalon 1
  2. Test de biodégradation : Les enrichissements microbiens, y compris la cinétique de croissance, la cinétique de dégradation et la taxonomie/ composition microbienne sont rapportés. Les 5 dégradeurs bactériens les plus performantes par condition d’incubation (aérobie et anaérobie) pour les tests ex situ sont sélectionnées. Jalon 2
  3. Projet pilote sur les eaux souterraines : Dans des bioréacteurs contrôlés à l’échelle du laboratoire, le taux de biodégradation et la libération de fluorure par les dégradeurs bactériens sélectionnées a été démontrée dans le but d’atteindre une élimination des PFAS de ≥ 70%. Jalon 3
  4. Faisabilité de remédiation des sols : Le taux de biodégradation et la libération de fluorure pour deux stratégies de traitement (traitement des lixiviat vs. inoculation du sol) par les dégradeurs bactériens sélectionnées a été quantifié dans le but d’atteindre une élimination des PFAS de ≥ 50%. Jalon 4
  5. Rédaction d’un rapport final présentant les résultats des points 3.1 à 3.4 et définissant les prochaines étapes pour des tests sur site. Le rapport doit également renseigner sur la façon dont les publics-cible de l’innovation en tant que futurs utilisateurs ont été adressés pendant le projet et sur les mesures entreprises pour l’introduction sur le marché et les développements prévus à l’horizon des 5 prochaines années.
  6. Eléments de textes, illustrations et au moins 3 photos (voir annexe 3) pour l’impression de publications à l’adresse du public.
  7. Une présentation des résultats avec PowerPoint sera effectuée à la fin du projet pour les personnes intéressées de l’OFEV.
Objectifs du projet
(Français)
Le potentiel pour la bioremédiation des PFAS à l’aide des communautés bactériennes provenant de la bibliothèque de dégradeurs bactériens de CellX et des dégradeurs bactériens isolés du matériel contaminé du site CIMO a été testé et démontré en laboratoire avec le matériel de CIMO et des eaux souterraines. Le taux de dégradation des PFAS a été quantifié. Ces travaux servent comme préparation pour des tests sur site