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Forschungsstelle
BLW
Projektnummer
22.17
Projekttitel
Biodiferm

Texte zu diesem Projekt

 DeutschFranzösischItalienischEnglisch
Schlüsselwörter
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Kurzbeschreibung
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Erfasste Texte


KategorieText
Schlüsselwörter
(Deutsch)
Weinbau, Bioprotektion, alternative Produkte, Biodiversität, Fermentierbarkeit, Biotest
Schlüsselwörter
(Englisch)
Viticulture, bioprotection, alternative products, biodiversity, fermentability, bioassay
Schlüsselwörter
(Französisch)
Viticulture, bioprotection, produits alternatifs, biodiversité, fermentescibilité, Biotest
Schlüsselwörter
(Italienisch)
Viticoltura, bioprotezione, prodotti alternativi, biodiversità, fermentabilità, Biotest
Kurzbeschreibung
(Französisch)

La culture de la vigne fait face de manière récurrente à deux maladies fongiques polycycliques (mildiou et oïdium), nécessitant l’application répétée de fongicides sur une saison pour aboutir à une récolte de qualité. Toutefois, les fongicides issus de la synthèse combinatoire, historiquement employés pour leur efficacité reconnue, font désormais face à des questionnements sur leurs potentiels impacts négatifs sur l’environnement et de santé humaine. Face aux enjeux suscités par de nouvelles réglementations en matière d’autorisation des substances actives, de la politique agricole et des inquiétudes sociétales, l’utilisation des produits phytosanitaires en agriculture d’une manière générale est devenue une problématique politisée comme en témoignent les récentes initiatives populaires.

Pour répondre aux attentes de la population, des milieux de l’environnement et des agriculteurs eux-mêmes, de nombreux fongicides alternatifs à faible impact environnemental ont été développés et pour certains d’entre eux, sont déjà disponibles sur le marché pour contrôler les maladies fongiques de la vigne. Certaines pratiques alternatives utilisant des extraits de plantes, des microorganismes ou des engrais foliaires, circulent parmi les professionnels et sont incluses dans les programmes de traitements. Cette évolution de l’environnement de travail des viticulteurs requiert une adaptation des produits de traitements et implique dès lors une compréhension approfondie de l’emploi de fongicides alternatifs sur la biodiversité au niveau des raisins et lors des étapes de vinification, notamment de la fermentation.

Actuellement, la demande de starters de levures autochtones, potentiellement adaptés à un moût de raisin défini et reflétant la biodiversité d'une région particulière, est en hausse, ce qui soutient l'idée que les souches de levures autochtones peuvent être associées à un "terroir". Ainsi, la préservation de la microflore spontanée est essentielle pour obtenir la saveur et l'arôme typiques des vins issus de différents cépages. C'est pourquoi la compréhension de la biodiversité des souches indigènes revêt une grande importance pour la caractérisation et la sélection des souches présentant des phénotypes particuliers. En outre, au cours des dernières années, une demande croissante de "vin biologique" et de "vin nature" a été observée orientant les viticulteurs vers de nouvelles pratiques et de nouveaux produits de traitements.

Les partenaires du projet souhaitent suivre les impacts des traitements phytosanitaires basés sur l’emploi de fongicides alternatifs sur la biodiversité des microorganismes (MO) présents sur les baies, la fermentescibilité des moûts et la formation de métabolites durant la vinification. Ce projet de recherche s’inscrit dans une transition de l’utilisation des fongicides issus de la synthèse combinatoire vers des produits alternatifs à faible impact environnemental. Des travaux sont déjà en cours à Agroscope sur l’évaluation de l’efficacité de ces produits alternatifs au laboratoire et en condition de production, mais peu de données permettent d’évaluer l’impact de tels fongicides sur la fermentescibilité des raisins et la formation de métabolites d’intérêt pouvant affecter les qualités organoleptiques du produit final.