Résultats :
En ce qui concerne la pollution chimique, 73 substances différentes ont été identifiées à au moins une reprise sur les capteurs dont 3 dans tous les logements, à savoir : toluène, formaldéhyde et hexaldéhyde. Les COV totaux (eq toluène) sont compris entre 25 et 2292 μg/m3. Environ 8% des cas dépassent la recommandation de 1000 μg/m3 de COV totaux suggérée par l’OFSP. Concernant enfin la contamination par des bio-contaminants de type fongique, les maisons Minergie présentent moins de type de locaux avec des problèmes de moisissures que les maisons rénovées (PB). La chambre à coucher est contaminée uniquement dans le bâtiment rénové alors que la salle de bain et la cave présentent des problèmes moisissures dans des proportions comparables entre les différents types de bâtiments. Par contre, alors que les moisissures sont détectées de plus en plus fréquemment dans l’espace de vie avec l’âge du bâtiment, les bâtiments construits entre 1975-1999 présentent plus fréquemment des sources de moisissures cachées dans l’espace de vie que les bâtiments Minergie ou rénovés plus anciens. Ces derniers résultats ont pu être décelés dans les poussières sédimentées d’automne. Le fait que les résidents ne puissent identifier des tels problèmes de moisissures est inquiétant car la prolifération cachée de moisissures peut conduire aussi bien à une détérioration du bâti qu’à l’altération de la santé de ses habitants. Une identification des sources de moisissures cachées dans cette tranche d’âge du bâtiment devra être menée afin d’améliorer la surveillance de cette problématique par les propriétaires de ces bâtiments. En ce qui concerne la contamination de l’espace de vie par des moisissures reportées à d’autres endroits de la maison, elle a été constatée lorsque la source de moisissure était proche de l’espace de vie (corridor) mais elle n’a pas pu être associée au système de ventilation. Enfin, les habitants des logements Minergie surestiment globalement la présence de moisissures (32% positifs contre 56% dans les bâtiments rénovés) dans leur logement et la confondent avec d’autres détériorations du bâti par l’humidité telles que la présence de salpêtre.