De l’avis des personnes interrogées qui déclarent garder leurs vaccinations à jour, les principales mesures qui aideraient, selon elles, les personnes à garder leurs vaccinations à jour, sont centrées sur l’action du médecin (qu’il propose de le faire lors d’une consultation ou qu’il envoie une invitation à le faire avec resp. 91% et 77% d’opinions favorables) ou sur la gratuité des vaccins (74%). Ainsi, si l’aspect financier n’est pas un frein important à la pratique de la vaccination, il pourrait, de l’avis des personnes interrogées, être une stimulation en cas de gratuité. Pour les personnes interrogées qui déclarent ne pas garder leurs vaccinations à jour, les principales mesures qui, selon elles, les aideraient à les garder à jour sont également centrées sur l’action du médecin (proposition lors de la consultation ou envoi d’une invitation avec resp. 73% et 61% d’opinions favorables). Vient ensuite la possibilité de pouvoir faire les vaccins sans rendez-vous à l’hôpital ou dans une permanence et la gratuité des vaccins (59% et 48%). La gratuité des vaccins est ici une raison plus fortement citée dans les régions latines (70% au Tessin et 52% en Suisse romande vs. 46% en Suisse alémanique).
Les acteurs de la santé (médecins, pharmaciens) et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) sont les institutions qui obtiennent les scores de confiance les plus élevés auprès de l’ensemble des personnes interrogées. Le médecin traitant est au premier plan en obtenant le score le plus élevé. Cela confirme son rôle de vecteur et de garant de la mise à jour de la vaccination déjà mis en évidence dans les réponses données par les personnes interrogées quant aux différentes motivations ou mesures pour promouvoir ou faciliter la vaccination. A l’inverse, les institutions qui recueillent le moins de confiance sont les producteurs de vaccins, les groupes de réflexion sur les vaccinations et les médias. C’est peut-être une dimension d’intérêt propre qui entoure ces différents acteurs (gain, propagande, audience) et qui poussent les personnes interrogées à se méfier plus fortement de ces diverses institutions.
Globalement la confiance accordée aux recommandations des autorités sanitaires suisses en matière de vaccination est assez large puisque 76% des personnes interrogées déclarent leur faire plutôt confiance (25% de « oui » et 51% de « plutôt oui »). Cette confiance est légèrement plus marquée en Suisse romande et est aussi plus prononcée chez les personnes qui déclarent avoir leurs vaccinations à jour.