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Forschungsstelle
BASPO
Projektnummer
FG13-07
Projekttitel
Les effets de l’évaluation sommative sur les processus d’enseignement et d’apprentissage en Education Physique et Sportive au degré secondaire

Texte zu diesem Projekt

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Schlüsselwörter
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Erfasste Texte


KategorieText
Schlüsselwörter
(Französisch)
processus d’enseignement 
Education Physique et Sportive
degré secondaire
Projektziele
(Deutsch)
Spezifikationen auf begründete Anfragen
Abstract
(Deutsch)

Projet NOTEPS-­-Les effets de différentes modalités d’évaluation sommative sur les processus d’enseignement – apprentissage et la reconnaissance de l’EPS au degré secondaire 1

Le but de cette étude était d'appréhender les liens entre différentes modalités d'évaluation (note certificative, note non certificative, pas de note) et les processus d'enseignement -­- apprentissage ainsi que la reconnaissance de l'EPS en milieu scolaire. Cette étude s’est déroulée dans trois cantons de la Suisse romande aux modalités d’évaluation sommative différentes : le canton de Genève (note certificative), le canton du Jura (note non certificative) et le canton de Vaud (pas de note mais un livret d’évaluation individualisé). Des questionnaires ont été récoltés auprès de 4027 élèves de secondaire 1 et de 215 enseignants d’EPS et en complément des entretiens basés en partie sur des observations en classe ont été réalisés (28 entretiens élèves et 20 entretiens enseignants). Les résultats montrent d’une part des effets de la modalité d’évaluation sommative sur l’enseignement et les conceptions sous-­jacentes : une note certificative incite les enseignants à plus de rigueur dans la planification des séquences d’enseignement, la définition de leurs objectifs de fin de cycle, l’usage d’outils didactiques et la réalisation d’évaluations diagnostiques et formatives. L’évaluation sommative constitue le fil conducteur des séquences d’enseignement et les priorités sont mises sur les apprentissages moteurs. A l’inverse, ne pas avoir de note incite les enseignants à prioriser la relation à l’élève, son épanouissement et à accorder moins d’importance à l’évaluation sommative dans leur enseignement. Néanmoins, la non notation en EPS permet une plus grande équité entre les élèves : les écarts observés entre les sportifs et non sportifs ou entre les filles et les garçons sur des variables associées à l’apprentissage (e.g., compétence sportive perçue, valeur accordée à l’EPS, soutien de l’enseignant perçu) sont moindres lorsque les élèves ne sont pas notés en EPS. Aucune particularité ne se dégage lorsque la note en EPS est non certificative : les résultats sont parfois similaires à l’un ou l’autre des deux cantons (i.e., Genève ou Vaud), comme si une opposition se distinguait entre priorisation des apprentissages moteurs et centration sur la relation à l’élève. D’autre part, un effet de la modalité d’évaluation sommative sur la reconnaissance de l’EPS en milieu scolaire a été observé : même si l’EPS est globalement appréciée de tous les élèves, lorsque la note est certificative, les élèves genevois accordent moins de valeur à l’EPS et leurs enseignants se sentent moins reconnus que lorsque d’autres modalités d’évaluation sont utilisées (i.e., note non certificative, pas de note). Mais la note (certificative ou non) permet une reconnaissance de l’EPS comme discipline d’enseignement à part entière auprès des élèves, ce qui n’est pas toujours le cas lorsque l’EPS n’est pas notée. Les résultats de cette étude mettent en exergue des conceptions de l’enseignement et une définition du métier d’enseignant d’EPS différentes dans les trois cantons ayant participé à l’étude (i.e., Genève, Jura, Vaud) qu’il serait intéressant d’approfondir.