Dans le cadre du Projet de territoire Suisse, la Confédération, les cantons, les villes et les communes se sont mis d'accord sur des objectifs et stratégies de base que les trois niveaux de l'Etat sont invités à poursuivre dans le contexte du développement territorial. Pour ce projet, les acteurs ont développé une nouvelle régionalisation du pays, à savoir les « Territoires d’action ». En tout, douze unités ont été désignées : quatre reposant sur de grands centres urbains (Zurich, Bâle, Bassin lémanique, région de la ville fédérale), cinq reposant sur un réseau de villes moyennes et petites (Lucerne, Città Ticino, Arc jurassien, Aareland, Nord-Est de la Suisse), ainsi que trois territoires d'action de l'espace alpin (Gothard, Alpes occidentales, Alpes orientales).
La création de ces douze territoires d’action s’est faite de manière pragmatique, combinant plusieurs approches conceptuelles selon les espaces naturelles de la Suisse : selon un modèle fonctionnel dans les espaces métropolitains du Plateau, selon une logique économique dans le Jura industriel et dans les Alpes et Préalpes touristiques et, finalement, selon un concept de centres moyens dans les espaces entre les métropoles et aux abords de celles-ci.
Le Projet de territoire Suisse a publié des cartes indiquant des périmètres de ces territoires d’action. D’ailleurs, ces cartes ont fait l’objet de nombreuses modifications lors des phases de consultation du PTS. Dans leur version officielle, ces espaces s’assimilent à des auréoles avec délimitations floues et bien des zones de superposition.
Depuis l’acceptation politique du PTS, ces unités spatiales ont connu un intérêt croissant de la part de la science et de la politique. Pourtant, il n’existe, à ce jour, pas de délimitation de ces territoires et il n’est donc par possible de les comparer dans une analyse spatiale.