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Forschungsstelle
BASPO
Projektnummer
FG12-04
Projekttitel
La performance en ski-alpinisme: terrain et laboratoire

Texte zu diesem Projekt

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Erfasste Texte


KategorieText
Schlüsselwörter
(Deutsch)
ski-alpinisme
performance
trerrain
laboratoire
Projektziele
(Deutsch)

Weitere Infos:

http://www.baspo.admin.ch/internet/baspo/de/home/themen/forschung/forschungskonzept.html

Spezifizierung auf begründete Rückfragen.

Abstract
(Deutsch)

Le ski---alpinisme est un sport en fort développement mais peu connu d’un point de vue scientifique, bien que possédant un certain nombre d’aspects très particuliers par rapport aux autres activités d’endurance : l’environnement alpin, la météo hivernale, l’altitude, les différentes locomotions utilisées ou encore le fait qu’il s’agisse d’une activité souvent pratiquée en équipe. L’objectif de cette étude était de caractériser  cette discipline et, en particulier, de déterminer les besoins énergétiques d’une telle course. L'hypothèse principale testée était que les apports nutritionnels ne couvrent pas les dépenses énergétiques, conformément aux recommandations d’instances comme le American College of Sports Medicine (ACSM).  

70 skieurs---alpinistes ont initialement été recrutés. Pour des raisons de météorologie les jours de la course, 28 ont pu faire au moins un  tronçon de la course, soit la moitié du parcours  Z (Zermatt---Verbier, raccourci à 27 km avec neutralisation de la course à Arolla, 2113 m de dénivelé positif, 1749 m de dénivelé négatif) ou A (Arolla--- Verbier, 26km, 1881 m de dénivelé positif, 2341 m de dénivelé négatif). Pour connaître la dépense énergétique totale du tronçon parcouru, la fréquence cardiaque et l’altitude  ont été mesurées tout au long du parcours. Grâce à des mesures réalisées en simulant la montée en ski---alpinisme sur tapis roulant incliné en laboratoire à différentes intensités et altitudes simulées, nous avons pu établir des équations individuelles, permettant de mettre en relation une fréquence cardiaque à une altitude donnée avec une  dépense énergétique. Cela nous a permis de calculer la dépense énergétique totale ainsi que le coût  énergétique par unité de déplacement. À l'aide des emballages et d’un journal personnel de prise alimentaire, l’énergie et l'eau ingérée par les ravitaillements a également été  calculée. Des mesures physiologiques et anthropométriques (VO2max, poids,  composition corporelle, poids du matériel) ont été mises en relation avec la performance pour permettre de rechercher les meilleurs prédicteurs de la performance pour une telle course de ski---alpinisme de longue durée.

Le temps  de course moyen était de 5 h 7 ± 44 min pour le parcours Z et de 5 h51 ± 53 min pour le parcours A. Les sujets du parcours Z ont dépensé 4585 ± 754 kcal en moyenne alors que ceux du parcours A ont dépensé 5412 ± 694 kcal. Les ravitaillements consommés par ces derniers n’ont compensé que 19 ± 7 % des dépenses. L’intensité moyenne de la course était de 75 ± 7 % de la fréquence cardiaque maximale pour les sujets du parcours Z et de 71 ± 4 % pour ceux du parcours A. Le coût énergétique pour la course entière (montees--- descentes) était de 9.9 ± 1.3 J*kg---1*m---1 pour le parcours Z et de 8.8 ± 1.3 J*kg---1*m---1  pour le parcours A. Le  coût énergétique pour un secteur uniquement de montée en ski---alpinisme était de 11.6 ± 1.3 J*kg---1*m---1 (parcours Z, pente à 13 %) et de 14.4 ± 1.8 J*kg---1*m---1 (parcours A, pente à 19 %). L’âge (p=0.025 et p=0.191, respectivement pour le parcours Z et A), le poids total (poids corporel et poids du matériel) (p=0.028 et p=0.016) et le coût énergétique (p=0.186 et p=0.088) influençaient positivement la durée de course alors que la VO2max était corrélée négativement avec celle---ci (p=0.037 et p=0.028). La perte de poids (course A uniquement) était de 1.5 ± 1.1 kg et peut être expliquée par une perte hydrique limitée puisque la majorité de cette perte  reflète très probablement la consommation du glycogène hépatique  et musculaire et la libération de son eau de stockage.  

Cette étude a montré que les besoins énergétiques liés à une course de  ski---alpinisme de longue durée sont très élevés et que, même en mangeant et en buvant régulièrement pendant la course, le déficit énergétique à l’arrivée est très important. Par contre, les athlètes avaient des apports hydriques  suffisants, de  sorte qu’ils évitaient une déshydratation marquée. L’âge, le poids, la VO2max ainsi que le coût énergétique semblent être les facteurs les plus déterminants pour la performance en ski-alpinisme.