Key words
(French)
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Risques, atteintes à la biodiversité, utilisations dans l'environnement, organismes exotiques, organismes envahissants
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Short description
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L'activité humaine est en majorité reponsable de la présence d'organismes exotiques envahissants dans l'environnement (volontaires ou involontaires). Sur 800 espèces exotiques répertoriées en Suisse, 107 sont envahissantes. Des études montrent que l'introduction de 80% des plantes invasives et 95% des animaux a eu lieu par le biais d'utilisations volontaire ou accidentelles: Plantes d'ornement, produits phytosanitaires, contrôle biologique, alimentation humaine et animale, biocides, conservation d'organismes en captivité, commerce d'animaux, loisirs et recherche, transport de marchandises. On suppose qu'il en est de même pour la faune et flore du sol, qui est en partie inconnue. Une fois les organismes exotiques envahissants installés, l'éradication est irréalisable, l'effort de lutte devient infini (coûts, bénéfices et efficacité). Dans le cas des organismes envahissants, l'effort de prévention est déterminant. La prévention doit être ciblée, efficace et rapide.
Une bonne partie des utilisations volontaires est soumise à un régime d'autorisation, notamment dans le domaine des produits phytosanitaires, du contrôle biologique (autorisation et interdictions) et certains biocides (microorganismes). Le reste des utilisations est soumise au contrôle autonome. En ce qui concerne les disséminations volontaires marginales et celles involontaires accompagnant des activités volontaires (vecteurs, pathogènes des plantes etc), les mesures de préventions sont lacunaires et le contrôle très couteux, les filières d'introduction n'ayant pas été identifiées.
Le but du projet est de promouvoir une sensibilisation des branches et des filières concernées pour prévenir l'introduction des organismes dangereux.
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Project aims
(French)
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Le but du projet est de promouvoir une sensibilisation des branches et des filières concernées pour prévenir l'introduction des organismes dangereux. Il est prévu: - d'identifier toutes les portes d'entrée des organismes exotiques potentiellement invasifs (utiliser les résultats des travaux déjà effectués dans les domaines concernés), - identifier les branches et filières concernées, - évaluer les possibilités de développer une sensibilisation et un partenariat en fonction des branches et parties concernées, - répertorier les instruments de prévention en place, - évaluer moyens de rendre la prévention efficace (évaluation des risques et bénéfices), - proposer des outils de prévention pour les domaines où il y a nécessité, - évaluer la possibilité de développer des mécanismes d'incitation. Tous les documents, stratégies et résultats de projets antérieurs et actuels réalisés par l'office fédéral de l'environnement OFEV, de l'agriculture OFAG, l'office vétérinaire fédéral OVF et/ou au niveau cantonal (notamment AGIN, risques biologiques en forêts) doivent être intégrés dans le projet. Des actions ne sont prévues que dans les domaines où un risque subsiste et où un manque se fait sentir. A l'issue de ce projet, les mesures de prévention devraient être efficaces, cohérentes et harmonisées.
Dans le cadre des mesures d'assainissement de la confédération, une partie de l'exécution de l'ordonnance sur la dissémination dans l’environnement (ODE) a subi un renoncement. En mettant un accent sur la sensibilisation des milieux et sur la prévention, il devrait être possible de compenser efficacement la réduction du régime d'autorisation par des mesures garantissant la sécurité biologique (freiner les atteintes à la biodiversité).
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