La fréquence de nouvelles épidémies virales humaines, sporadiques et géographiquement localisées, ou en relation avec des virus émergents capables de pandémies, augmente dans le monde. De façon non exhaustive, on peut mentionner l’épidémie due au West Nile Virus qui s’est propagée ces dernières années depuis New York dans toute l'Amérique du Nord, l'épidémie à influenza aviaire en Asie qui persiste depuis 2004 avec un nombre grandissant de transmissions interhumaines (avec tous les risques potentiels d’une évolution pouvant se traduire par une pandémie), ou la récente épidémie due au virus de Marburg en Angola. La Suisse a de très nombreux contacts avec les pays du sud, non seulement sur le plan touristique, mais aussi sur le plan professionnel (p. ex. par les personnes travaillant, soit dans des entreprises commerciales, soit dans des organisations internationales telles que le CICR, l'OMS et diverses ONG). De ce fait, le rapatriement de personnes potentiellement infectées ou le passage en Suisse de personnes porteuses de virus émergents constitue un risque réel. Certains de ces virus peuvent, en outre, être utilisés à des fins bioterroristes.
Eu égard à l’interruption de l’appel d’offres concernant la réalisation d’un « centre national de référence pour les fièvres virales hémorragiques et autres infections virales », la Suisse doit très rapidement se doter, à titre de solution provisoire, de capacités diagnostiques et d’activités de référence pour permettre le diagnostic des virus de classe de sécurité 3 et 4 dans le cadre du concept des laboratoires régionaux.